Myths of the Near Future, l’album des londoniens Klaxons est très bien, c’est pas ça la question. Leur électro-post-glam-punk hystérique teinté de proto-rave-funk de tout premier ordre, atteint même parfois des sommets comme sur Totem on the Timeline, par exemple. Pourtant, ce premier opus a un défaut de taille, il contient la pire arme de l’arsenal de l’industrie du disque, la diabolique et terroriste chanson cachée, ou hidden track comme on dit outre-Manche.

Mais que diable, quel est l’intérêt artistique d’une chanson cachée ? Surprendre l’auditeur ? Lui asséner le coup de grâce avec la chanson qui tue et à laquelle il ne s’attend pas ? Remplir le disque (le fameux syndrôme du pourquoi j’achèterai du 43 si c’est le même prix que le 45, déjà dénoncé par Coluche en son temps) ? Emmerder le iPoder, contraint de patienter un quart d’heure à la fin du disque pour entendre 2 minutes de bruits tordus parfaitement anecdotiques ? Non, non, non, je ne cromprends pas. Aucune chanson cachée n’a révolutionné la musique que je sache.

Pire encore, quelques petits malins (Liars, The Polyphonic Spree, Camille, je parle de vous, entre autres) ont aussi mis en œuvre la boucle sonore jusqu’à la fin du disque. Mais enfin, qu’a fait l’auditeur pour mériter pareils supplices ?

Pour conclure, seules Planter des primevères, de l’album de Miossec Boire, ou Running the World, de Jarvis Cocker, sont les exceptions qui confirment la règle que la chanson cachée c’est tout pourri alors bon sang, arrêtez-ça immédiatement !