Au début de l’aventure, Peter Doherty et Cärl Bàrât sont deux amis ayant une passion commune : le rock and roll. Enfin ça, c’est la passion avouable !

En secret, les deux potes sont fans inconditionnels de la chanson française. Et pas des trucs de ringards, genre Brassens ou Piaf. Non, non ! La vraie chanson française, celle des années 80 : Marc Lavoine, Félix Gray et Didier Barbelivien, François Feldman ils adorent.

Mais par dessus tout, celle qu’ils aiment c’est Mylène. Mylène Farmer. Grâce à elle, ils trouvent leur pseudonyme. Désormais, il faudra les appeler The Libertines. Leurs costumes ? Les mêmes que Mymy et sa garde rapprochée dans le clip.

Malheureusement, tout ira à vau-l’eau pour eux : au moment de choisir un batteur, ils voulaient rendre hommage à Mylène en prenant quelqu’un à la crinière rousse flamboyante. Axelle Red ne savait cependant pas taper en rythme sur des fûts. Ils ont dû revoir leurs exigences, et prendre ce qui restait.

De même, lorsqu’il fallut endisquer leurs productions musicales, Laurent Boutonnat était en studio avec Alizée. Ils se retrouvèrent donc avec un type de seconde zone, Mick Jones, un ancien mec de The Clash, qui au lieu de leur façonner un son synthé eighties à la Mylène, préféra carrément orienter le groupe vers du punk old school.

Par chance, cela marchera un temps. Le temps de 2 albums en fait. Et puis depuis, plus rien, Pete sombrant dans de sombres histoires de dope, amoureux transi mais frustré qu’il est de la belle rousse de par chez nous, se réfugiant dans les bras de mannequins anorexiques et übercocaïnées. Cårl Bªræt tentera bien un comeback avec les Pretty Things, mais enfin, ces derniers avaient déjà atteint le sommet de leur carrière dès les sixties.

Allez les gars, ne soyez pas désenchantés ! Un jour, ça marchera, pourvu que vous soyez doux !